Comment renforcer l’innovation en santé grâce à la rigueur scientifique et à une compréhension fine du terrain ? C’est la question qui guide le parcours de Philippe Golay, Professeur HES ordinaire et responsable du Service recherche et innovation à l’Institut et Haute École de la Santé La Source. Psychologue de formation, spécialiste en psychométrie, ancien responsable d’unités de recherche au CHUV et chercheur engagé dans la clinique comme dans l’académique, Philippe met aujourd’hui son expertise au service du Health Care Advisory Board du H4. Animé par la volonté de relier science, pratique et innovation, il contribue à accompagner les startups dans une approche exigeante, fondée sur les preuves et profondément ancrée dans les besoins réels des soignant·es et des patient·es.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Philippe Golay, je suis Prof. HES ordinaire et responsable du service recherche et innovation à l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source depuis juillet 2014. Après un doctorat en psychologie à l’Université de Genève, j’ai travaillé 10 ans au CHUV comme responsable de deux unités de recherche au département de psychiatrie. J’ai eu l’occasion d’y effectuer de la recherche clinique et translationnelle. J’enseigne également depuis une dizaine d’année l’évaluation psychologie et la psychométrie à l’Université de Lausanne où je suis Privat Docent.
Qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre le H4 en tant que Health Care Advisory board ?
Il n’y pas été difficile de me convaincre ! Nous avons la chance d’évoluer dans 2 écosystèmes particulièrement riches et stimulant. Tout d’abord l’arc lémanique et sa grande densité de recherche autour de la santé mais aussi dans la Fondation la Source, avec une haute école, une clinique et des structures dédiées à l’innovation. Sur une base quotidienne, cela se traduit par des échanges passionnant avec des gens aux parcours et professions diverses, le tout pour une belle cause qui est la santé.
Pourquoi, selon vous, est-il essentiel de créer un lien fort entre les soignants et les startups santé ?
La réalité du terrain et cibler les vrais besoins sont bien sur le premier élément qui me vient à l’esprit. Pour avoir réalisé de nombreux projets de recherche auprès des soignants et des patients dans un hôpital, c’est un échange qui peut et doit être gagnant-gagnant. La clé de cet échange est d’aborder les soignants avec curiosité, ouverture et respect. En retour, ils sont prêts à donner beaucoup, à la fois pour la science et aussi pour leurs patient·es. Il y a aussi une reconnaissance du fait que l’on s’intéresse à leur pratique et que l’on essaie de comprendre les difficultés auxquelles ils et elles ont à faire face.
Quel rôle joue le H4 dans la création de ce lien ?
Pour moi c’est une équipe dynamique et un immense carnet d’adresse. Passé cette phase il y a un véritable savoir faire pour suivre les projets et aller chercher les expertises où elles se trouvent.
En quoi votre participation au Health Care Advisory Board au H4 vous parait-elle utile pour les startups accompagnées ?
J’espère avant tout pouvoir faire le lien avec les expertes et les experts qui travaillent dans les différents laboratoires d’enseignement et de recherche de l’école. Les académiques apportent une excellente connaissance des données probantes de la littérature internationale, une approche méthodologiquement rigoureuse. Par leur rôle de scientifique avec de solides contacts dans les terrains, ils et elles sont à même de distinguer ce qui relève d’une intuition technologique de ce qui repose sur des données véritablement démontrées. Les membres du personnel d’enseignement et de recherche peuvent accompagner des entreprises dans la validation de leurs choix scientifiques.
A vos yeux, qu’apporte le H4 a l’écosystème suisse de l’innovation en santé ?
Le mot HUB décrit bien son rôle, à la fois un point de rassemblement et un aiguillage, un endroit où l’on fait les branchements et les connexions.
Comment imaginez-vous l’évolution du lien entre innovation et soins dans les années à venir ?
Des soignant·es associés toujours plus tôt, dès les premières étapes des projets d’innovation. L’évaluation scientifique des solutions prendra encore plus d’importance, avec une exigence accrue de preuves cliniques et organisationnelles pour garantir des usages sûrs, efficaces et efficients.
Quel message adresseriez-vous à une startup qui envisage de passer par le H4 ?
Lancez-vous ! Il est possible qu’au court du chemin certains retours ou certaines idées bousculent des certitudes ou habitudes, mais cela ouvre justement la porte à des discussions constructives qui permettent d’affiner les projets et de faire émerger des solutions plus solides et mieux adaptées aux besoins du terrain.
Conclusion
Le H4 s’appuie sur l’expertise de membres comme Philippe Golay pour renforcer le lien entre innovation, science et réalité clinique. Grâce à son regard méthodologique, à sa connaissance du terrain et à son réseau académique, il contribue à guider les startups vers des solutions plus solides, mieux validées et réellement adaptées aux besoins du système de santé.
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